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La tokenisation de l'économie

Si est seulement si, sera désormais la norme : Privilégier les entreprises engagées contre le réchauffement climatique et transparentes sur leur impact sur l’environnement. Imposer une transparence publique carbone…
En informatique plus qu’ailleurs, à chaque nouveau problème son néologisme. Des questions de sécurisation des données est donc née la “tokenisation”.

Un token est un jeton numérique qui représente un actif réel ou digital. Il est transféré entre deux parties sans avoir besoin de l’autorisation d’un tiers. Prenons un exemple : une association caritative ou un artiste ont besoin de financer un projet. Il leur suffit de créer et de vendre des tokens pour récolter des fonds rapidement et librement, sans avoir besoin de passer par une banque. Le token permet d’exécuter, à faible coût, de manière transparente, et automatique différents types de transactions entre-deux parties (entreprises, particuliers, institutions, associations, etc.), sans nécessiter l’intervention d’un tiers.

La tokenisation contribue à maintenir les données des cartes des consommateurs en sécurité, quel que soit le mode de paiement, en remplaçant les informations réelles du compte par une série de chiffres – un token. Les détails sous-jacents de la carte restent ainsi à l’abri, où que les données du token soient stockées. Lorsque les consommateurs effectuent un paiement à l’aide d’un service de paiement « tokenisé », c’est un token qui est intégré au processus de paiement, et non les données du compte du titulaire de la carte.

La tokenisation va révolutionner l’achat

Cette technologie séduit de plus en plus tant les acteurs du secteur privé que du secteur public qui en apprécient ses apports notamment en matière de gestion d’actifs immatériels, de certification, d’horodatage et de création de contrat à exécution automatique, autrement appelé « smart contrats ».

Technologie qui a pour principe le stockage et la transmission d’informations, transparente, sécurisée, irréversible, incorruptible…

Il s’agit d’un changement qui se manifeste à travers le passage de la carte de crédit au paiement par smartphone. On créé une copie numérique de l’actifqui sera divisé en part digitale ou token. L’objectif est de rendre plus fluide et plus transparent le marché.

La tokenisation, une « tendance majeure » à soutenir

Alors que la Commission européenne a achevé sa consultation publique sur les actifs de crypto-monnaie en mars, les principaux régulateurs financiers français sont intervenus pour exprimer leur position sur cette question.

L’Autorité des marchés financiers a fait plusieurs propositions à la Commission européenne dans le cadre d’un document de travail visant à favoriser l’innovation financière dans un cadre protecteur.

Dans un contexte d’intérêt croissant pour l’émission d’instruments financiers sur une blockchain, l’Autorité des Marchés Financiers a examiné les obstacles juridiques au développement des security tokens. Parmi les pistes avancées, un « digital lab » européen permettrait aux autorités nationales de lever certaines exigences réglementaires, en contrepartie de garanties appropriées.

Dans le cadre de ce document de travail, l’AMF estime ainsi que la « tokenisation » de la finance constitue « une tendance majeure », nécessitant à ce titre d’être « plutôt soutenue » que « combattue » via un cadre réglementaire adapté.

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